31.03.2009

Un unique Coeur

Quand j'oublie qui je suis,
je pars à ta recherche
en t'imaginant quelque part.

Quand je me rappelle qui je suis,
tu disparais dans mon coeur.
Impossible de t'y trouver !

Jaillit alors du silence
la saveur de ce que nous sommes :
ni ceci, ni cela.
Ni toi, ni moi.
Un Amour sans pourquoi qui se sourit
sur les lèvres de deux visages de Son Sans-Visage.

Un Amour mystérieux
qui joue à cache-cache dans deux coeurs
de Son unique coeur...

29.03.2009

Rencontre

Ne sentez-vous pas, comme je le sens si fort, qu'il nous est impossible de nous connaître dans notre profondeur, dans notre mystère et que c'est cela la merveille de la vraie rencontre.

Perdre pied dans l'Inconnu de l'autre, être incapable de le saisir, de le juger, de le posséder, c'est l'aimer vraiment, c'est respirer à plein coeur son infinité, son incommensurable liberté.

Se rencontrer à partir du mystère que nous sommes, c'est s'émerveiller d'être simplement Vivants, vibrants d'Autre Chose qui ressemble à de l'Amour sans raison, sans pourquoi.

Nous nous ressemblons tous, âmis inconnus, nous ressemblons irrésistiblement à l'Amour !

25.03.2009

Le chapelet de notre coeur

S'égrène dans le silence du jour et de la nuit
le chapelet de notre coeur unique
par amour du Pur Amour
où toi et moi n'existons pas.

23.03.2009

Bienheureuse Nudité

Ô bienheureuse nudité
qui ne me fait plus penser à quelque chose
mais qui me fait chanter l'Impensable.

L'Impensable que je suis, que tu es,
que nous sommes,
et qui nous conjugue
au présent d'une foudroyante incertitude
où plus rien ne se sait.

Ô l'immense joie
de ne plus rien savoir,
de ne plus rien croire !

21.03.2009

Hier encore

Hier encore, nous étions des boiteux,
des grands liseurs de livres,
des chercheurs de vérité…

Et voici qu’à Sa rencontre
nous avons jeté nos béquilles
dans le feu dévorant de l’Amour.

Nous voilà crucifiés à l’instant présent,
sans plus rien savoir,
le cœur enflammé de joie
blottis dans les bras invisibles de notre Âme unique.

19.03.2009

Servir

La vie sert-elle à quelque chose ?
Le parfum d'une fleur sert-il à quelque chose ?
Et l'homme libéré de l'emprise du temps psychologique qui l'enferme dans l'idée d'être quelqu'un de bien particulier, sert-il à quelque chose ?

Dieu, disait Krishnamurti, c'est l'homme purifié. Oui, purifié de toute la corruption des pensées qui ne meurent pas d'instant en instant et qui nourrissent l'illusion d'un ego-penseur.

Qu'est-ce qui reste quand l'homme vit dans un "Mourir" permanent ?
Mourir au passé, aux souvenirs, aux attentes, aux regrets, aux espoirs, aux croyances, au savoir...
Mourir à ce personnage irréel qui se croit très important, qui se sent séparé des "autres" et qui ne peut s'unir à eux qu'en les possédant pour agrandir le territoire de son moi obsédant, omniprésent. Un moi qui parle d'amour mais qui est incapable d'aimer.

Que reste-il quand ce vieil homme lourd de mémoires a disparu ?
Il reste l'Homme universel.
L'Homme du silence d'où jaillissent spontanément l'acte juste, la parole juste.
L'Homme du pur Amour : floraison de la Vie exhalant un parfum qui s'offre spontanément, qui se donne sans rien demander en retour.
L'Homme de la nouveauté, toujours inconnu à lui-même, qui exprime la fraîcheur, l'innocence de la Vie, sans intention, sans anticipation ni préméditation.

Alors, le SERVICE, c'est l'acte créateur de cette vie immortelle et libre que nous sommes tous une fois libérés de tout ce carcan mental qui nous enferme dans la croyance paralysante d'être quelqu'un de particulier.
Dans la vie, il n'y a ni toi ni moi. Il y a ce quelqu'un d'unique, LUI, le SEUL, le merveilleux Amour qui s'exprime, d'une façon toujours originale et créative, à travers toute la création, à travers l'homme dont le coeur, le corps et le mental sont d'instant en instant régénérés, renouvelés dans la matrice vierge du silence.

Alors, servir, c'est aimer. Et aimer, c'est mourir.
Et au sein de cet incendie d'amour, l'homme est une spontanéité d'être, une expression vivante, insaisissable et incandescente de cette vie Une.

Le service ? N'est-ce pas tout simplement le don de la vie à la vie dépouillée de cette notion mentale d'un serviteur ?

17.03.2009

Au sein de notre demeure

Où est le manque,
où est l'attente,
au sein de notre demeure ?

Le Pur Amour, notre feu d'être pur
brûle d'instant en instant tous les manques,
toutes les attentes
et nous laisse à nu,
intensément vivants,
tout frémissant de joie !

15.03.2009

L'explosion du faux

Il nous faut longtemps errer dans la fragmentation, la séparation mentale qui nous fait perdre de vue l'Unité avant de respirer le parfum de l'Un au sein de la Création tout entière.

C'est en vivant dans le coeur où brûle le pur Amour de notre vie, notre ÊTRE de feu et de liberté, que nous pouvons être saisis, un jour de grâce, par la vision, le ressenti, le "goûté" de l'Un partout.

"La demeure de la vie est dans le coeur de l'homme." comme le dit J.Krishnamurti.
Vivre à partir du coeur, c'est vivre à partir de notre Nudité, notre Êtreté d'amour.
Un amour sans nom qui n'appartient à personne et qui inspire et expire des paroles du silence : paroles de vie, paroles de sagesse qui ne sont la propriété de personne non plus.

Un amour immense qui met fin aux querelles de mots issus d'un mental savant et nous fait naître à l'innocence, la transparence de notre véritable Nature où plus rien ne se retient, ne se sait mais où la sagesse surgit spontanément de la plénitude d'un coeur-désert, anéanti par le pur Amour.

Vivre dans son coeur d'instant en instant dissout le poison des mots émanant d'un cerveau exilé du silence, enchaîné à des pensées perdues dans le temps qui alimentent une fausse personnalité.

Vivre d'instant en instant dans la nudité de son coeur, c'est se reconnaître partout dans l'Un, dans le Même aux innombrables visages.

13.03.2009

Vivre dans le coeur

Il nous faut longtemps errer dans la fragmentation, la séparation mentale qui nous fait perdre de vue l'Unité avant de respirer le parfum de l'Un au sein de la Création tout entière.

C'est en vivant dans le coeur où brûle le pur Amour de notre vie, notre ÊTRE de feu et de liberté, que nous pouvons être saisis, un jour de grâce, par la vision, le ressenti, le "goûté" de l'Un partout.

"La demeure de la vie est dans le coeur de l'homme." comme le dit J.Krishnamurti.
Vivre à partir du coeur, c'est vivre à partir de notre Nudité, notre Êtreté d'amour.
Un amour sans nom qui n'appartient à personne et qui inspire et expire des paroles du silence : paroles de vie, paroles de sagesse qui ne sont la propriété de personne non plus.

Un amour immense qui met fin aux querelles de mots issus d'un mental savant et nous fait naître à l'innocence, la transparence de notre véritable Nature où plus rien ne se retient, ne se sait mais où la sagesse surgit spontanément de la plénitude d'un coeur-désert, anéanti par le pur Amour.

Vivre dans son coeur d'instant en instant dissout le poison des mots émanant d'un cerveau exilé du silence, enchaîné à des pensées perdues dans le temps qui alimentent une fausse personnalité.

Vivre d'instant en instant dans la nudité de son coeur, c'est se reconnaître partout dans l'Un, dans le Même aux innombrables visages.

11.03.2009

Bienheureuse incertitude

Ce qui est VIVANT ne peut pas mourir.
Ce qui naît et meurt n'est pas ce que Je suis.
Ce que Je suis n'est ni le corps, ni le coeur ni le mental.
Ce que Je suis n'est pas la pensée qui crée le penseur.
Ce que Je suis est un abîme de silence
d'où naît et meurt une parole de vie
qui n'appartient à personne.

Ce qui a un début a forcément une fin.
Laisser passer ce que je ne suis pas,
ne pas me l'approprier : sensation, émotion, pensée.
Ne pas m'accrocher au savoir, aux certitudes
qui renforcent l'idée d'être quelqu'un de particulier.

Vivre ma bienheureuse incertitude.
Vivre ma Nudité, ma Vacuité
à travers lesquelles passe ce qui est mortel, impermanent.

Vivre sans rien retenir.
Sans rien savoir.
Et naître d'instant en instant à l'Inattendu,
à l'Inconnu que Je suis.

Toutes les notes