31.10.2008
De l'effort au non-effort
Il y a eu les jours arides, les jours austères,
où le coeur enténébré semblait prisonnier d'une nuit obscure.
Enténébré de désirs, d'attentes,
enténébré par la lassitude de vivre.
Il y a eu les jours de pratique intense,
les jours où sans l'effort la vie devenait vide,
devenait creuse, devenait vaine.
Il y a eu... et maintenant il n'y a plus.
Il y a la Vie...
Il y a l'Amour qui, sans effort,
chante dans un coeur
devenu inconnu à lui-même.
Il n'y a plus de nuit,
il n'y a que du soleil
dans une âme insaisissable
sur un chemin toujours nouveau
qui s'invente à chaque instant.
Que de la joie qui chante
l'écho du silence.
Silence qui fait jaillir spontanément des paroles de vie.
Silence au sein duquel celle qui faisait tant d'efforts n'est plus.
Il n'y a plus de voie,
plus de souci du lendemain,
il n'y a plus de temps, de peur,
plus de soif d'un ailleurs.
Il n'y a rien qui puisse s'expliquer,
se savoir.
Il n'y a rien qui puisse être désiré,
saisi ni même atteint.
Il n'y a rien qu'un coeur insondable
qui chante la vie sans comprendre,
pour rien.
La Vie est étrange.
Tout lâcher pour Elle,
c'est se retrouver Elle,
sans nom, sans identité,
sans croyance ni savoir.
La vie est un mystère
où toi et moi n'existent pas !
Car là où nous ne sommes pas est la Vie,
là où nous ne sommes pas est l'Amour.
Nous sommes la Vie, l'Amour.
Nous sommes le Seul
qui se conjugue à l'infini de Lui-même
à la fois partout et nulle part.
21:02 Publié dans Retour à la source | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.10.2008
Innocence
Etre innocent,
c'est retomber en enfance
et jouer au jeu de la vie
en toute insouciance.
Etre innocent,
c'est se réjouir d'être le Vivant,
sourire de se sentir infini.
Etre innocent,
c'est te tendre la main, ami,
et t'inviter à la danse de l'intemporel amour.
Danse des coeurs multiples
dans la ronde de l'Un.
Indicible joie sans objet
de l'unique Sujet.
20:57 Publié dans Murmures du silence | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.10.2008
Eternité
Ton éternité, elle n'est pas là-bas,
dans un ciel lointain de tes croyances.
Elle est ici, maintenant,
au coeur même des cellules de ton corps.
Elle est ici, maintenant,
dans ton coeur foudroyé par l'amour.
Elle est ici, maintenant,
dans ton esprit éperdu de silence.
Ton éternité est une saveur
que nul ego nourri de temps ne peut goûter.
Elle est le parfum de ton Etre
que nulle entité née de la pensée ne peut respirer.
Ton éternité, c'est ton âme,
l'âme de toute vie qui s'incarne,
d'une façon unique et originale,
dans chaque corps-coeur-mental humain.
Quand ton éternité rencontre mon éternité,
il n'y a plus rien à saisir,
plus rien à dire.
Nous sommes les rois silencieux d'un monde sacré
qui est nous-même partout.
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21.10.2008
Révélation
Ô amour, sais-tu ce que tu es pour moi ?
Tu es la révélation de mon propre mystère
dans le miroir d'un autre moi-même.
20:55 Publié dans Murmures du silence | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.10.2008
Qu'est-ce qui t'empêche ?
Qu'est-ce qui t'empêche de naître à ce que tu es ?
Qu'est-ce qui t'empêche de chanter la vie,
de chanter l'amour que tu es ?
Qu'est-ce qui t'empêche de t'aimer ?
Qu'est-ce qui t'empêche d'être ce que tu es ?
Rien n'empêche, en vérité.
Aucun obstacle à l'horizon de maintenant.
Maintenant est le secret de la délivrance
de tout ce que tu n'es pas,
de tout ce qui t'enferme dans un scénario dans le temps.
Maintenant est le "sésame, ouvre-toi" qui ouvre ton coeur
à l'amour immense que tu es.
Maintenant est le mantra de la vie éternelle
où la souffrance n'existe pas.
Qu'est-ce qui t'empêche de chanter avec moi,
de jouer avec moi
au jeu de l'amour et de la coïncidence,
au jeu de la vie et de la mort ?
Mourir d'amour.
Mourir de vivre,
Mourir d'être.
Je meurs d'amour.
Je meurs au temps
pour renaître d'instant en instant à ce que je suis.
Je meurs avec toi, maintenant.
N'aie pas peur.
Nous sommes sur le point toi et moi
de ne plus savoir qui nous sommes,
de rejoindre notre bienheureuse incertitude.
Perdre tout repère de nous-mêmes est bon signe, crois-moi.
Le signe que nous sommes en train de perdre pied.
Le signe certain de nos retrouvailles dans l'Inconnu.
N'ayons pas peur du mot "vide".
N'ayons peur de rien.
Au coeur du vide est l'extase d'amour
d'où l'on revient toujours VIVANT !
A maintenant, ô Vie inconnue,
suspendus dans le vide,
en toute sérénité.
15:00 Publié dans Retour à la source | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.10.2008
Passion
Quand ta passion devient
la passion de la Vie en toi,
la passion des sens devient
la passion de l'Essence.
Tout se remet en ordre.
Les sens retournent à l'Essence.
Le désir retourne à l'Amour, sa patrie de toujours.
Le besoin de posséder, de jouir
se transforme en une célébration de l'Essence
à travers des sens imprégnés de Sa Lumière,
de Son Amour, de Sa Joie.
Plus rien ni personne à saisir.
L'Essence de la vie se rencontre partout
dans le toucher subtil
d'un coeur à coeur,
d'un corps à corps,
d'un esprit à esprit
devenus les expressions extatiques et silencieuses
d'un Amour incorruptible.
20:42 Publié dans Retour à la source | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.10.2008
Puis-je mourir maintenant ?
Puis-je mourir maintenant, à cet instant même ?
Mourir à tous mes rêves, tous mes espoirs,
toutes mes attentes ?
Rêve de communion,
espoir fou d'une humanité toute autre,
attente impatiente de l'amour véritable révélé dans tous les coeurs.
Puis-je mourir maintenant ?
me dépouiller de tout,
même de ce qui me semble le plus beau,
le plus vrai, le plus sublime, le plus merveilleux.
Me dépouiller,
car c'est dans ma nature de n'être rien, de ne reposer sur rien.
C'est dans ma nature de ne rien attendre,
de ne rien savoir, de ne rien vouloir.
Pourquoi résister à ce que je suis :
innocence, transparence,
absence de tout pour rayonner la plénitude de la vie.
La vie n'est rien.
Elle est juste un souffle léger, une légèreté d'être,
une plume d'être qui se laisse porter
par la douce brise de la joie sans cause.
Oui, accepter de tout quitter
jusqu'à ce qui donne un sens à "ma" vie.
Quitter... me quitter... Partir... me départir,
et ne plus languir après qui ou quoi que ce soit.
Quitter ce qui me donne encore un semblant d'identité
de "quelqu'un" qui aspire à autre chose.
Oui, quitter tous les rêves maintenant, tout de suite.
Mourir... et être simplement la respiration de la vie
qui expire dans la mort tout ce qu'elle crée
pour inspirer sans fin ce qu'elle est :
l'Inconnu de l'Incréé.
08:10 Publié dans Murmures du silence | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.10.2008
Présence-absence
Notre absence dans l'espace et le temps
est Présence d'amour
dans le maintenant de notre coeur.
Un Amour où toi et moi
n'avons plus d'image,
plus de visage, plus d'âge.
Un Amour où nous fusionnons avec l'instant
vierge de tout souvenir, de tout espoir.
En ton absence,
je nais à Ta Présence
qui n'appartient pas à un toi,
qui n'appartient pas à un moi.
Présence qui est Lui :
Amour sans toi ni moi.
Amour sans objet.
19:14 Publié dans Murmures du silence | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.10.2008
Chuchotement du coeur
Te reconnaitre par le coeur,
ne plus rien savoir de toi
par le mental.
Ne plus pouvoir te dire, te décrire.
Ne plus rien projeter sur toi.
T'aimer enfin dans l'inconnaissable.
Et te faire signe maintenant dans l'invisible
sans que tu ne puisses rien saisir de moi.
Te chuchoter simplement l'indicible
avant de plonger
dans le silence insondable
de ton être de mystère
qui est aussi le mien...
08:46 Publié dans Chants de la Reconnaissance | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01.10.2008
Le mystique sauvage
Le mystique sauvage est un être de simplicité qui vit dans l'ordinaire sans faire de sa vie une histoire où il se prendrait pour un "mystique".
Le mystique sauvage ne se cache pas ni ne se montre pas non plus. Car, en vérité, il n'a rien à montrer, rien à cacher. Personne ne le connaît comme il se connaît : dans un silence où il se sait inconnaissable pour lui-même.
Il paraît être ce que les autres projettent sur lui. Il ne cherche pas à être quelqu'un ou quelque chose. Il est, semble-t-il, ce que les autres attendent de lui. Il coule avec la vie et joue plein de rôles sur la scène du monde, sans les prendre au sérieux.
Les "autres" peuvent bien l'enfermer dans une image, un jugement : cela lui est égal. Il n'a rien à protéger, aucune réputation à défendre, aucun statut à sauvegarder aux yeux du monde.
Car il sait son Être insaisissable, hors de toute atteinte de l'éloge, de l'admiration, de la critique ou de la calomnie.
Le mystique sauvage ne se connaît pas "mystique". Il ne se connaît pas comme pouvant être défini, reconnu, identifié par la pensée. Il ne sait strictement rien sur lui ! Voilà pourquoi il est si intime avec lui-même.
Si intime aussi avec les autres qu'il vit comme le Tout Autre Lui-même partout, sous différents visages, différents masques. Ces autres... perdus dans leurs fausses identités et qui ne le reconnaissent plus dans l'intimité de leur coeur.
Il est à l'aise partout car il n'a pas d'ennemi. Un immuable sourire vit tout au fond de son coeur même quand l'existence éphémère semble aller mal, à la surface.
Oui, un sourire... une joie qui ne s'explique pas mais lui donne les ailes d'un amour infini qui est l'habit de fête de son Être véritable.
Voilà le secret indéchiffrable du mystique sauvage :
être rien de ce que la pensée peut croire ou imaginer.
Etre le rien du Tout qui s'ignore autant dans le rien que dans le Tout.
Un vrai paradoxe vivant que ce mystique-là !
Un mystique...que nous sommes tous
au plus intime de nous-mêmes.
18:16 Publié dans Murmures du silence | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



