16.11.2009
Mon intime évidence
Quand j'emploie le mot "âme", je pourrais aussi bien employer le mot "Moi" ou "mon intime évidence", ce qui est vivant, vibrant et qui ne sait jamais rien d'avance.
Un Moi qui se laisse inspirer par l'instant : l'instant unique d'une rencontre comme celle avec toi, par-delà les distances.
Un Moi qui se laisse inspirer par l'écoute de l'autre, tel qu'il se présente, tel qu'il s'exprime. Une écoute derrière les mots. Oui, sentir, goûter cet autre, sans résister à ce qu'il dit.
Ce Moi que je suis dans mon intimité n'est pas rattaché à une histoire personnelle. C'est ainsi que je le vis profondément. Et c'est un délice d'être !
Ce Moi ne peut être appréhendé par la pensée ; mais à travers ce Moi peut s'exprimer un Penser vivant, créateur, né du silence, qui n'est pas la pensée réactive rattachée à l'idée d'être quelqu'un identifié au corps et qui a accumulé du savoir tout le long de son existence.
Les mots séparent... Voilà pourquoi je sens le langage poétique "paradoxal" plus approprié pour suggérer le mystère insondable que nous sommes.
Ce Moi n'est pas savant : il ne peut expliquer ce qu'est l'Esprit, l'âme, Dieu...Il ne peut que partager un élan du coeur spontané, un chant inattendu, improvisé, venu tout droit du silence.
Ce Moi ne se sent pas de taille à discuter, à manier des concepts. Car ce Moi ne sait rien. Il est vide de toute certitude, de toute croyance, de toute adhésion à un quelconque mouvement spirituel. Ce Moi est un souffle de liberté. Une respiration au grand large de l'Inconnu.
Mais ce Moi-là est profondément un avec toi.
Cela, c'est son intime évidence : que seul l'amour est notre ultime réalité.
16:54 Publié dans Murmures du silence | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.11.2009
Le Parler de l'Être
Parlons enfin la langue inattendue,
toujours nouvelle,
de notre Être intemporel.
Parlons enfin la langue du coeur innocent,
d'un coeur qui ne sait pas,
mais qui boit à chaque instant
à la coupe du silence...
16:51 Publié dans Murmures du silence | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.11.2009
La vie se met à chanter
La vie se met à chanter
quand mon histoire personnelle s'en va en lambeaux.
Lambeaux de chagrin, lambeaux de tragédie
qui se dissolvent dans le silence,
se volatilisent dans mon absence.
La vie se met à inventer des poèmes
quand le roman de mon existence n'a plus aucune importance,
et que je ne le qualifie plus de bon ou de mauvais.
Quand je cesse de mentaliser mon existence,
la vie explose dans mon coeur
et y exprime un amour
qui est la saveur de mon être véritable,
au-delà de l'espace et du temps.
Quand le silence est le souverain du coeur, du mental et du corps, souverain-maître d'une vie qui n'appartient plus à quelqu'un mais à la vie même,
quand la vie s'appartient elle-même,
quand l'amour se saisit lui-même,
alors, il n'y a plus rien à dire...
N'existe plus que le jaillissement de la parole de Vie
dans un coeur-offrande, un mental-canal
et un corps tissé d'espace.
16:50 Publié dans Murmures du silence | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


