28.06.2009

L'Impérissable

L'Impérissable n'est pas une abstraction de la pensée raisonnante.
Il a le son infini du silence, le son de mon absence où je suis incapable de me vivre identifié à la forme périssable de la pensée, de l'émotion et du corps.

Qui se noie dans ce silence ne peut plus se vivre comme avant.
L'Impérissable a le son inaudible d'une Présence d'amour dans laquelle se dissout tout ce que je pense de "moi" : tous les jugements en bien ou en mal, toutes les opinions, toutes les croyances qui m'enferment dans une identité personnelle.

L'impérissable silence me ramène chez moi, là où je ne peux plus me saisir, me définir et où le temps n'existe pas.

Vivre à partir du silence, c'est ne plus rien savoir mais laisser le coeur inventer le langage toujours nouveau d'un intemporel amour qui se reconnaît et se goûte partout à travers la création tout entière.

25.06.2009

La grâce de vivre

Seules les images du passé
voilent notre transparente Beauté.

Au coeur du temps :
que de drames, de joutes oratoires, d'opinions,
de pensées exilées du silence.
Pensées piégées dans le filet de nos fausses identités.

Au coeur de l'instant, la grâce !
La grâce de vivre ce que nous sommes
et de laisser planer sur nos visages de ce monde
le sourire et la parole de vie de notre être insaisissable.

22.06.2009

Heureux les pauvres en esprit

Où est la guerre ?
Où est la division ?
Sinon au sein de nos croyances.

La croyance renforce l'illusion d'un croyant qui se croit vite investi d'une mission salvatrice.

Où est le bien ?
Où est le mal ?
Où est le pur ?
Où est l'impur ?
Où est l'ennemi ?
Quand je ne suis plus divisé en moi-même.

Quand mes multiples "moi" se font la guerre
à l'intérieur de moi,
je vois des milliers d'ennemis à abattre
à l'extérieur de moi.

Quand je suis un véritable Individu (non-divisé),
la vision séparatrice disparaît
et mon regard n'est plus qu'accueil inconditionnel
de ce qui est,
sans avoir à défendre un point de vue
ou une opinion personnels.

Heureux les pauvres en esprit,
ceux qui ne savent plus rien,
ceux qui ne croient plus en rien,
car ils ont retrouvé la vue :
le regard pur, innocent, non-mental
de leur être véritable.